Sur les sons du dernier Kendrick Lamar, je me suis rendu compte que le monde ne tourne pas rond. Les villes sont bandées et les gens sont vides. On fume, on boit, on s'excite, and so what ? On avance un pied dans le vide et un autre dans la fiction. On se résume a ce que nous possédons, parfois à ce que nous croyons, mais jamais à ce que nous sommes. Le futurisme, la vitesse, les médias et l'autre con qui s'est jeté de l'espace. Nos efforts nous dépassent. Nous avons besoin de plus, toujours. En plus cher et en plus beau si possible, mais surtout en plus grand.
Le monde ne tourne pas rond. On passe plus de temps sur nos téléphones que face à l'histoire. Les données nous obsèdent, de la Wall Street au dernier iPhone ou juste son nombre de followers. Qui sommes-nous si ce n'est que des schizo-obsédés face à l'histoire ?
On a oublié les trucs simples, les petits plaisirs de la vie que certains aiment appeler, pour s'adonner à l'interdit et se prouver une identité qu'on a pas et qu'on aura pas. Nous naissons humains mais qu'est ce qu'on fait pour l'être ? La civilisation nous bande les yeux. Les états s'endettent et la finance sépare les "Hommes". On crée des armes pour s'entre-tuer et on sème des grains pour entretenir la paix à coup de fleur mais on oublie de préciser que des balles font plus mal que des pétales.
Alors dites-leur que leur veto à la con est la pire supercherie et la plus grande preuve de leur racisme, que l'Afrique n'est pas esclave et que le vrai réveil du tiers monde n'est pas leur pièce de théâtre pro-pétrole intitulée : Printemps arabe. Dites-leur que Hitler reviendra et qu'on se demandera tous si on avait raison de le tuer. Dites-leur que le jour de la résurrection ne tardera pas et que l'âme ne pourra fuir son créateur. Dites-leur que je suis qu'un con de plus qui a compris qu'il mourra un peu trop vite pour faire le malin. Dites-leur que je ne suis pas arrogant, ni pédant, ni même venu pour jouer les sauveurs. Je ne pourrai d'ailleurs jamais éteindre les feux de l'humain. Alors rien que pour ça, des fois je branche mes écouteurs et je m'abandonne à une connerie sur l'amour pour me rappeler que, au moins, s'aimer c'est gratuit et ça date un peu plus que la dernière PlayStation. Que l'amour, n'est pas un verbe qui se conjugue qu'au singulier ou un prétexte pour baiser gratuitement, mais plutôt juste des gestes nobles, des mots simples et des esprits libérés. Dites-leur que, en fin de compte, j'ai juste envie de dire un petit truc pour moi-même et pour vous tous : Dieu est grand.
Amen