jeudi 6 novembre 2014

Je ne suis pas celle que vous croyez


L'HOMME EST MORT. La seule vérité absolue de notre ère est la mort de l’homme. Celui sans majuscule, qui a troqué sa virilité pour une variété de crème de peau, celui qui a le temps de s’épiler parce qu’il ne va plus faire la guerre, celui qui jadis fut soldat, aujourd’hui perché à ses baskets à couleurs vives se pomponnant à faire les magasins pour le plaisir, s’échangeant les ragots à chaque coin de rue et celui qui ne rêve que d’être mannequin.

Seuls les quelques mémoires du Fight Club ou d’autre comédies nous plongent dans des longs souvenirs d’un homme vrai, construit sur les valeurs de sa destiné. Tous ces débats sur l’égalité sont pour moi un baratin absolu. Réduire deux conditions différentes à un même modèle de consommation est pour moi la folie de l’époque.
L’homme est mort et avec lui son charme, son élégance, sa garde-robe longtemps signe de son intelligence. L’homme est mort et ne l’a appris que trop tard. Le suicide est l’argument du naïf. Mourir par choix et l’ignorer, cela ne serait-il pas le summum de la bêtise.

Je suis nostalgique de cet homme que je ne retrouve aujourd’hui que dans les scénarios de ceux qui, comme moi, pleure toutes ces pouffiasses de l’époque. Nostalgique de cette force qu’on n’apprend que dans les batailles, à regarder la mort en face, rien ne nous fera plus jamais peur. Je suis nostalgique de ce courage, de cette détermination, du dépassement de soi qui a longtemps habité ces mâles de nos société. 
Les hommes aujourd’hui grandissent, la trouille dans le cul, perdant leurs confiance et estime à un simple rejet d’une femme ou un simple échec dans la vie. Ils ont peur, peur de tout, même d’eux-même. Ils sont mélancoliques, ils sont malades, ils ne vivent que pour jouir et leur orgasme n'est que symbole de leur piètre condition. Des ratés. Des ratés tout simplement.