Je n'ai pas écris depuis huit mois. Un manque d'inspiration ou juste un manque de temps. Tout compte. Et après avoir tout revu en cause, je sais qu'à l'instant même je manque de quelque chose, et encore pire, quelque chose que j'ignore.
L'été coule comme coule l'eau d'une rivière et je ne peux rien tenir. Je suis frustré à l'idée que j'ai rien fait de ce que j'ai passé des lustres à planifier. Je dois voyager dans les deux jours qui viennent et j'ignore toujours là où j'irais. Parfois, j'ai juste envie de prendre mon sac et de prendre le premier train que je trouve. En même temps, si je tombe sur celui qui emmène à Casa-Port, je me sentirais encore plus dépressif !
J'ai du abandonné en chemin d'idées et je me suis promis de trouver un ami qui me soutiendra dans ma peine d'urgence.
J'ai découvert, à ma plus grande déception, que je n'avais pas d'amis finalement. Juste des personnes en qui j'ai pitié et d'autres qui ont pitié de moi. Au risque de reprendre Camus dans ses lignes perdues, je me suis juste demandé si quelqu'un serait triste si je mourrais — ou en l'occurrence, je restais chez moi — et je me suis résigné au fait qu'un Non au grand N se dressait clairement à ma vue. J'ai encore abandonné.
Je vis de mon échec quotidien désormais. Je me réveille, je m'occupe et j'attends le soir. Mes heures dans le bus ou même à me trimbaler avec des sexes masculins en quête de plaisir fictionnel dans les rues de la capitale ne colle à ma mémoire sauf cas exceptionnel. Les journées se ressemblent et aucune n'est autant passionnelle. Comme quoi, il est toujours mieux que la vie vous mettent des coups de couteaux que des coups d'indifférence.